Je lève les yeux au ciel, je vois les étoiles, je regarde à mes pieds et tout ce que je vois ce sont des fakes couverts de poussières et qui ne méritent rien de moi.
Ils idolâtrent leurs stars, mais les seuls stars que je vois, sortent la nuit, elles remplissent un ciel d'un noir d'encre et l'illuminent.
Et si je dois me servir de la prose comme d'une arme je ne m'en priverai pas, et si cet article est une synthèse, c'est qu'il doit l'être.
Alors oui, j'écris moins, mais autant que ce que j'écris soit concentré, que les mots touchent directement au but, c'est à dire au c½ur, et que celui-ci saigne jusqu'à ne plus pouvoir, alors oui c'est horrible, mais la vie l'est et je le suis aussi.
Maquiller la vérité c'est se voiler la face, et si des gens crèvent de faim, on ne fait pas juste les recouvrir d'un linceul, on les enterre avec dignité en criant sur tous les toits la honte que doivent ressentir ce qui gaspillent la nourriture, qui dilapident la vie, les êtres, le monde.
Et je ne peux plus rien pour vous, vous qui tournez autour de moi, car si la Terre tourne autour du Soleil, un Monde tourne autour de moi. Oui je ne peux plus rien, et je ne le veux pas, je vous laisse où vous êtes et où vous resterez, dans l'autosatisfaction perpétuelle, mais n'oubliez pas, si la Terre tourne sur elle même comme vous tournez sur vous même, elle tourne aussi autour du Soleil, et ça vous l'avez oublié, et il est trop tard pour faire marche arrière, car quand vous levez la tête, il n'y a plus de Soleil, juste cette vive et blanche lumière au bout du tunnel, et cette lumière est votre dernière destination, le bout de votre dernier voyage, que vous passerez seuls, dans le noir.